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ma réaction au communiqué de Michel BECOT

 

Depuis plusieurs semaines, nous découvrons à la lecture de nos journaux, ici et là des proclamations intempestives, des auto-désignations déplacées, des commentaires plus moins avisés sur la composition de la liste de la majorité présidentielle Deux-Sèvres pour les Régionales. Il devenait temps de clarifier les choses. Tout cela devenait insupportable à ceux qui sont attachés au respect des procédures et des statuts de notre mouvement.

 

Au nom des adhérents de l’UMP de la 2ème circonscription, je me félicite du rappel à l’ordre et à la retenue effectué par Michel BECOT, chargé de coordonner la composition de cette liste pour les Deux-Sèvres, qui a justement rappelé le calendrier fixé par le mouvement au niveau national et régional. A commencer par le conseil national du 28 novembre qui se prononcera sur les têtes de listes départementales.

 

La liste Majorité présidentielle des Deux-Sèvres devra être composée dans les Deux-Sèvres, pour les Deux-Sèvres et par des Deux-Sèvriens, et ce dans une dynamique régionale.

 

Pour être acceptée, partagée et soutenue par chacun, et comme l’a indiqué Xavier BERTRAND, secrétaire général de l’UMP à de nombreuses reprises, les listes devront être politiquement équilibrée ; elles devront être largement renouvelées ; elles devront faire la part belle aux territoires de reconquête politique ; elles devront rassembler des élus et des candidats qui sauront porter au niveau régional le nouvel état d’esprit qu’a insufflé Nicolas SARKOZY dans le pays depuis 2007, et ce, sans états d’âmes ; elles devront s’inscrire dans une stratégie d’avenir où les futurs conseillers régionaux devront rendre compte.

Par ailleurs, le mandat régional doit être politiquement utile pour les prochains scrutins ; ce ne peut ne pas être une rente de situation, et personne n’en est propriétaire, comme l’a rappelé Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire générale adjointe de l’UMP, dans la Charte nationale pour les régionales.

 

J’ajoute que seuls des critères politiques, c'est-à-dire ni personnels, ni professionnels, doivent être retenus pour les candidatures. Pas de liste privatisée, pas de campagne confisquée : une liste partagée !

 

C’est à ces conditions que la majorité présidentielle devra se présenter aux Deux-Sévriens, afin de leur proposer cette nouvelle donne que beaucoup attendent avec un projet d’altenance crédible, réaliste, ambitieux et structurant. La Com’ et les coups façon Royal ne peuvent tenir d’ambition pour Poitou-Charentes.

 

Le temps des compositions de liste politique sur un coin de table entre copains est terminé.

Il faut construire de façon transparente, responsable et stratégique en respectant chacun.

Aucune ambition n’est moins légitime qu’une autre. Il n’y a, dans les Deux-Sèvres, aucune évidence, pour personne.

 

Je sais que Michel BECOT, qui a la confiance de chacun, aura à cœur de mener cette mission de façon juste et équitable, et efficacement ; une tâche certes compliquée, mais ô combien essentielle pour la réussite de ce combat-là, qui préfigurera les prochains.

 

 

Olivier Ubéda,

Conseiller municipal de Melle

Delégué UMP de la 2ème circonscription des Deux-Sèvres


Le maire, sa majorité et leurs amis de « l’opposition de gauche », comme ils disent, sont bien les seuls à le penser… Depuis plusieurs mois, chacun le sait la petite délinquance, les « incivilités», comme on dit poliment, sont en augmentation constante. Ils sont commis par de pauvres « victimes » de la forcément coupable et méchante société, et qu’il ne faut donc jamais stigmatiser…

Pour autant, les faits sont là : dégradation de mobilier urbain, nuisances sonores avec vélomoteurs non homologués, vols de jardinières, dégradation de matériels publics (notamment un engin élévateur brulé…), de jardins de particuliers, d’œuvres de l’exposition de la Biennale, une agression à St-Savinien, etc…

Certaines zones de la ville comme le parc de la Garenne sont maintenant et de fait devenues inaccessibles aux promeneurs qui n’osent plus s’y aventurer : seringues, tessons de bouteilles, préservatifs usagés et fréquentation douteuse… Tout ça en toute impunité évidemment. Quant à la place du Marché, à certains moments de la journée, c’est l’endroit où on boit et on se drogue, sans parler des chiens aussi accueillants que leurs propriétaires… Et puis, moins visible, ce sont aussi des voisinages compliqués dans des quartiers autrefois tranquilles, qui dégénèrent en conflits ouverts et parfois menaçants. Les témoignages sont là, pourquoi les nier ?

Et quand il s’agit de porter plainte auprès de la Gendarmerie, qui fait ce qu’elle peut avec les moyens qu’on lui donne… Oh là ! Pour certains élus, attention, pas de bruit ! Qu’est-ce que ça changerait… On dissuade, on traine des pieds, on excuse, on explique, on promet… Résultat : un sentiment d’impunité évident pour les petits délinquants et « empêcheurs » de vivre en paix. Et, bien sûr, pas une ligne dans la presse qui n’évoque jamais ces sujets qui font débat chez les Mellois…

Si vous en avez assez de cette mascarade hypocrite, il faut dire STOP ! Vous êtes victime d’un acte d’incivilité ou témoin d’un acte de délinquance manifeste : n’hésitez pas une seconde, déposez une main courante à la gendarmerie ou portez plainte contre X. C’est votre droit et votre devoir ! Recenser tous les faits délictueux montrera enfin à tous la réalité, la vraie, et permettra une prise de conscience collective salutaire. La sécurité est la première des libertés. Que la majorité socialiste arrête de se voiler la face et qu’elle prenne enfin les décisions politiques qui s’imposent.

                                            

Olivier Ubéda, conseiller municipal,

 

Permanence en mairie le samedi matin de 10h à 12h sur rendez-vous.

ubeda.olivier@gmail.com

Nous étions une petite centaine à cette première réunion de l’année de la 2eme circonscription UMP des Deux-Sèvres vendredi dernier. Ma première en tant que délégué de la circonscription.  A l’ordre du jour : l’UMP des Deux-Sèvres, l’UMP national, les élections européennes du 7 juin, les élections régionales qui approchent, la mise en place du travail militant et d’animation politique dans notre Sud-Deux-Sèvres, et un grand débat sur les sujets d’actualité : on a parlé de la crise, de ses conséquences sociales, de l’intervention du Président de la République la veille, des grèves du moment -qui ne servent à rien si ce n’est pour la gauche politique et syndicale - pléonasme ? - de se refaire une santé sur le dos des difficultés économiques à peu de frais, de l’attitude du parti socialiste ces temps-ci tout à sa course surréaliste derrière une extrême gauche irresponsable… bref une réunion bien remplie où tout le monde a pu prendre la parole et exprimer son ressenti, faire passer son message, explique son point de vue.

Ce que j’en retiens est assez simple : il est temps de refaire de la politique dans notre département ! et dans notre région ! Campagne après campagne, scrutins après scrutins, année après année, la droite et le centre perdent du terrain face à la démagogie simpliste, économiquement vouée à l’échec, et socialement dangereuse mais terriblement efficace électoralement du parti socialiste, de ses élus pour la plupart, et ses affidés écolos-gauchistes, en pleine croissance dans notre département, tout ça sous le regard bienveillant -militant?- de certains ''journalistes'' qui se sont éloignés de la neutralité, de l’équilibre et du sens critique, en s’approchant articles après articles de la désinformation manifeste (bientôt, dans un prochain écrit, un best off des plus belles 'manip' dans vos médias Deux-Sévriens préférés…). Faut-il d'ailleurs blamer tous les journalistes ? évidemment non : qui mène la contradiction ? qui réagit à chaque fois qu'il le faut ? qu'ont-ils à se mettre sous la dent pour nourrir le débat ? ... no comment.

A droite, on ne se bat plus, on regarde le passé en se disant « comme c’était bien avant », on s’est refermé sur nous-mêmes, piégés par nos habitudes ; pire, on s’est laissé enfermé dans la rhétorique de l’adversaire politique, en employant ses propres mots, on s’est excusé d’être nous-mêmes –en allant même jusqu’à nous définir par ce qu’on n’était pas, en oubliant de défendre ce qu’on était –d’ailleurs comment peut-on s’affirmer par défaut ? - : la droite et le centre se sont notabilisés, se sont assoupis, ont vieilli aussi -ce n'est pas tant une question d'age que d'état d'esprit-. Ce n’est pas grave en soi, c’est la vie, la fin d’un cycle, d'une époque : mais il est temps de renouveler les hommes et les femmes, de former de nouveaux cadres, de changer les méthodes, d’ouvrir les portes et les fenêtres, de définir un nouveau tempo, de changer de ton, de changer les angles d'attaques, de parler autrement afin d’être audible à nouveau auprès de nos concitoyens et des nouveaux électeurs.

La responsabilité, grande, des élus 'aînés' –de moins en moins nombreux dans notre région- de notre famille politique aujourd’hui est de préparer 'urgemment' la suite : le défi est politique, le défi est générationnel, il se place sur le terrain des idées, des propositions novatrices, courageuses, il se place sur le terrain de l’opposition farouche à certains choix absurdes qu’on nous sert dans les villes gérées par la gauche, maintenant le conseil général des Deux-Sèvres et depuis 2004 le conseil régional de Poitou-Charentes. Parlons-en d'ailleurs de la Région : devenue le marchepied et la base arrière technico-politique des ambitions présidentielles de sa présidente, au détriment absolu de nos concitoyens poitevins et charentais dont, au fond, elle se fiche éperdument et dont elle se sert abondamment - il est temps qu’on s’en aperçoive -. Franchement, ce à quoi nous assistons à la Région depuis 5 ans est une gigantesque farce, un laboratoire politicien aux expérimentations hasardeuses – comme disait l’autre- et chèrement payées par le contribuable pour la gloire médiatique d’une seule, en quête d’un destin improbable. La Com, la Com, la Com… derrière ? le rien, le vide, la gestion à la petite semaine, les coups par ci par là, les concepts d’opérations d'un jour aux noms sympathiques, les annonces d'un jour, prétexte à un papier ou un reportage complaisant. Imposture ? je n'ose aller jusque là... Cerise sur le gâteau : le tout sous le regard d’une ''opposition'' trop discrète - dépassée ? -. Une question à 1000 euros en passant : qui connaît nos conseillers régionaux, majorité et opposition -d'ailleurs surtout d'opposition...- ? cherchez bien... des noms ? rien ?... Normal ? non.

Désespérant tout ça ? presque. Mais c’est comme ça, ils ont été plus forts dans les urnes, nous avons été incapables de les contrer, ils en profitent. Fatalité ? Non. Il faut juste que tous ceux qui font le même constat, en ont assez, engagés ou pas, élus ou pas, expérimentés ou pas, se rassemblent, arrêtent de se commenter ce qui ne va pas, et se mettent au travail !
Autrement, et maintenant.

Olivier UBEDA
Conseiller municipal de Melle,
Délégué UMP de la 2ème circonscription des Deux-Sèvres
Au commencement de cette nouvelle année, je vous adresse mes meilleurs voeux de bonne et heureuse année ; qu'elle vous apporte le meilleur pour vous et ceux que vous aimez !

2009 sera une année importante pour la France, pour nos territoires et pour Melle. Nous allons devoir faire face à de nouveaux défis, plus difficiles, plus profonds. Les désordres qu'a déjà provoqué la crise financière ne s'arrêteront pas demain. Nous allons devoir collectivement changer. Changer nos habitudes, consommer différemment, redéployer les moyens financiers publics là où c'est nécessaire, là où c'est vraiment utile, pour investir dans ce qui sera demain créateur de richesse, dans tous les sens du terme. On en redistribue que ce que l'on crée.

A Melle, dans quelques jours, le conseil municipal va débattre des orientations budgétaires. Nous attendons la présentation par la majorité municipale d'un budget juste et ambitieux. Juste pour celles et ceux qui ont le plus besoin de l'appui des pouvoirs publics pour vivre dignement, ambitieux pour développer enfin notre économie locale. Car quand on voit les derniers chiffres du recensement pour Melle (9% d'habitants en moins, en moins de 6 ans), il y a de quoi s'inquiéter, alors même que les villes de même taille dans le département des Deux-Sèvres gagne en population ! Nous l'avions d'ailleurs souligné pendant la campagne municipale.
Aujourd'hui, les chiffres sont là et c'est le fruit d'une certaine politique. Nous attendons que le maire réagisse à cette situation dont personne ne peut se satisfaire. Nous n'avons pas été élus pour commenter les problèmes mais pour les résoudre : chacun, à la place qui est la sienne, doit faire mieux, chacun doit faire plus.

Olivier UBEDA
Conseiller municipal de Melle
Délégué UMP de la 2ème circoncription des Deux-Sèvres

Voici la tribune libre que j'ai signée dans le dernier numéro de Vivre à Melle, le journal municipal. il s'agit du numéro de la rentrée.

"A quoi sert « l’opposition de gauche » ?
A les observer au cours des 5 derniers conseils municipaux, c’est une question qui nous taraude. Pendant la campagne, on allait voir ce qu’on allait voir : ils avaient quasiment gagné, allaient tout révolutionner, détenaient LE projet pour Melle ; une bande de potes ‘super sympas’ prêts à gérer la ville. La liste officielle de gauche étaient des traitres à la cause, pas assez à gauche, pas assez ‘purs’… Celle de droite, nous, incarnait forcément le conservatisme réactionnaire le plus insoutenable pour ces belles âmes baignant dans le politiquement correct. Et pourtant… Au conseil, la belle posture de campagne de la « gauche forcément sympa » a déjà fait pschitt ! Incapables de se positionner politiquement, votant avec la majorité municipale à 100%, tout en ayant une attitude très politicienne et une animosité très personnalisée ; zéro proposition d’amélioration des projets présentés, zéro avis sur rien : le silence ou parfois des remarques très ‘café du commerce’ et toujours ‘à côté de la plaque’. Et pourtant il y aurait matière pour eux… Ils agissent comme si le conseil municipal était une AG d’asso autogérée…c’est pourtant bien une assemblée politique.
Pour notre part, si notre groupe a soutenu le projet Pass’Sport pour les jeunes Mellois, un projet de bon sens, nous avons en revanche voté contre la garantie de financement d’une vingtaine de logements HLM supplémentaires : 40% de logements sociaux à Melle, c’est déjà n’importe quoi ! Il faut développer le parc locatif privé, collectif ou individuel. Et travailler dur au développement économique de notre ville en dégageant du foncier partout où c’est possible : nous soutiendrons et participerons à toutes les initiatives qui iront dans ce sens ; sinon après le déséquilibre démographique et sociologique, s’amplifieront les difficultés économiques et donc sociales.
Au fait, nous avons la réponse à la toute première question : à rien."

Et vous qu'en pensez-vous ?

Olivier UBEDA
conseiller municipal de Melle


Oui je sais, j’aurais dû écrire plus souvent depuis la dernière fois… vous me l’avez tous dit, j’en ai pris bonne note. Je ne le ferai plus, promis.

C’est la rentrée aussi pour mon blog. Je vais m’essayer à une nouvelle discipline, dans tous les sens du terme : écrire toutes les semaines un billet. Les sujets seront variés : Melle, Sud Deux-Sèvres, Poitou-Charentes, France, Europe voire le monde ! Tant de territoires où politiquement il se passe quelque chose et où accessoirement nous pouvons tous avoir un regard, engagé ou pas. Je vous livrerai le mien, ça vaut ce que ça vaut, mais j’ai compris que ça pouvait vous intéresser, sinon vous ne seriez pas là en train de me lire.
D’ailleurs, dans quelques jours, le blog sera relooké. Nouvelle séquence, nouveau décor… On gardera quand même les archives de cette belle époque des campagnes municipales et cantonales à Melle.

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, je ne suis plus directeur-adjoint de la Communication de l’UMP, mais Délégué aux Affaires Européennes de l’UMP, depuis mai. Mes missions sont multiples : relations avec les partis amis de l’UMP en Europe, relations avec le PPE – Parti Populaire Européen – et le groupe PPE-DE au Parlement européen, relations avec les institutions européennes et préparation et suivi de la campagne Européennes 2009 de l’UMP. Ce qui m’occupe…

Par ailleurs, je vous annonce que j’ai, hier, envoyé ma candidature au poste de Délégué UMP de la 2ème circonscription des Deux-Sèvres. Les adhérents du mouvement choisiront dans quelques semaines qui animera le parti dans cette circonscription : je pense avoir deux ou trois idées sur le sujet. On verra bien.

Enfin et surtout, je suis plus que jamais Conseiller municipal de Melle, et je mène l’opposition de la droite et du centre face à la majorité socialiste, et à côté de l’opposition de gauche. On en parle pas beaucoup dans la presse, je sais et pour cause… j’aurai l’occasion d’y revenir plus tard. En attendant voici le texte que j’ai signé avec mes collègues élus sur ma liste dans le journal municipal Vivre à Melle, dans la rubrique Tribune libre des élus, paru cet été :  

« Voilà déjà terminé le 4ème conseil municipal. À chacun d’entre eux, nous sommes intervenus de nombreuses fois : questions, prises de positions, explications de vote et déclarations diverses ont rythmé des conseils de bonne tenue. Soit plus de 12 heures de débats. Et vous, citoyens mellois, qu’en avez-vous su ? au fond, pas grand-chose voire rien. Sauf si vous avez eu la curiosité de lire les comptes-rendus de séance officiels affichés en mairie ou de venir assister au conseil. En tout cas, ce n’est certainement pas en lisant la presse où les « compte rendus » sont partiels et surtout partiaux, ce qui est plus grave d’un point de vue déontologique ; quant au style... Les articles qu’on vous vend n’expliquent pas les enjeux et les perspectives et ne reflètent rien de l’ambiance politique générale et des interventions des élus : cela intéresserait à coup sûr les lecteurs et les électeurs et donnerait un peu de crédit à la réalité de notre démocratie locale.
Il est temps de dénoncer une situation unique en Deux-Sèvres où les autres grandes communes voient les débats de leurs conseils municipaux correctement couverts par des journalistes. À Melle, c’est l’exception et l’on fait comme si les 25% d’électeurs que nous représentons n’existaient pas. Pourtant, les temps ont changé, et il serait bon que certains observateurs, en bons républicains, s’en aperçoivent. »


Comme disait je ne sais plus qui : quand on voit ce qu’on voit et qu’en entend ce qu’on entend, on a raison de penser ce qu’on pense…

A très bientôt.

Eh oui, ça n’a pas tardé, pour remercier les gentils électeurs d’avoir voté pour eux aux cantonales, la nouvelle majorité départementale a augmenté les impôts ! Trop sympa d’être socialiste !

Pas de surprise non plutôt côté Batho, qui ferait bien d’arrêter d’aboyer sur toutes les caravanes qui passent et de regarder la poutre qu’elle a dans l’œil lui empêchant de voir combien ses amis politiques deux-sèvriens oeuvrent pour le maintien du pouvoir d’achat : c’est vrai, augmenter les impôts, quelle riche idée !

Enfin, pas de surprise également côté Royal, qui ne l’a pas été (royale ou loyale aussi) avec deux de ses anciennes collaboratrices. Madame serait donc près de ses sous ? pas joli, joli tout ça… Cette femme de gôôôôche devant les prud’hommes, ça fait quand même bien marrer, qu’elle vienne nous donner des leçons sur la morale politique et l’exemplarité, ou sa fameuse politique par la preuve, preuve de sa grande généritude peut-être ?… pitié, n’en jetez plus ! mdr…

Disons le tout de suite : La Charte pour un label Parc naturel Régional pour le Marais Poitevin est un dossier sérieux. En tant qu’élu du Sud Deux-Sèvres, ayant grandi à proximité du Marais, ayant passé de nombreux étés de ma jeunesse étudiante à ramer dans le Marais, à promener les visiteurs, je suis particulièrement sensible à ce dossier. Je souhaite bien sûr que le Marais reconquérisse le label Parc Naturel Régional. Mais pas n’importe comment et pas dans n’importe quelle condition, juridique entre autre.

J’en ai plus qu’assez de n’entendre sur le sujet qu’une partie des protagonistes (les gentils forcément) : Ce dossier a été complètement politisé par la gauche et donc pourri d’avance. Il est aujourd’hui un enjeu politicien pour présidente partiale à temps partiel de la Région, pour écologistes tout aussi politisés ou pour jeune députée en mal de médias et prête à sauter sur tout ce qui bouge, quitte à utiliser la démagogie et l’outrance comme son mentor, sur des sujets sérieux. La com, la com, la com… et derrière rien. Facile d'être dans la protestation, mais est-ce bien là la posture qu’on attend d’un parlementaire, d’un président de Région ou de département ? Quand on est aux affaires, on se doit de changer de braquet…

Avez-vous lu la presse régionale ce week-end ? LA grande marche de type Magic Circus, organisée par la gauche, couverte par la presse dans ces moindres détails (n’oublions pas « l’animation musicale par les Traines-Savates », évidemment essentielle à la compréhension du dossier). Au début je croyais que c’était la couverture média de la fête de la Rose avant l’heure !
Car oui, quand on lit les comptes-rendus qui en sont fait, la cause est entendue : quand vous êtes de gauche vous voulez le label Parc naturel régional, quand vous êtes de droite, vous n’en voulez pas. Nous on veut bien sûr que les "méchants" agriculteurs qui produisent du maïs (c’est mal) puissent pomper toute l’eau du Marais exprès pour que les "gentils" écologistes, dont on connaît "l’humanisme végétal", ne soient pas contents. Et Mme Royal, elle aime les "gentils" et pas les "méchants" (qui sont tous à droite, c’est bien connu)… elle ne fait pas de politique, elle ; elle, elle aide les gens, les arbres et les oiseaux, c’est pas pareil… là encore, vous n’avez pas l’impression qu’on vous prend vraiment pour des imbéciles ?

Autre anecdote, parce que ça va maintenant toujours de pair avec les frasques communiquantes de Mme Présidente-que-de-la-Région-pour-l’instant-mais-qui-ne-compte-pas-faire-ça-toute-sa-vie : la députée Batho écrit. Beaucoup. Et toujours avec copie à la presse (sinon ça ne sert à rien d’écrire des lettres) : oui, elle se découvre une passion pour ce dossier parce qu’on lui a dit que c’était important pour le Sud Deux-Sèvres ; elle fait moult lettres de protestation au ministre (elle les compte, pour être sûre qu’elle en fait plus que les autres), lettres qui ne servent d’ailleurs à rien, si ce n’est remplir les colonnes de la Nouvelle République, du Courrier de l’Ouest et de la Concorde, ses journaux officiels à elle.
Au fait, aurait-elle fait les mêmes courriers si le gouvernement fut de gauche et s’il avait retoqué le projet de Charte au motif, comme c’est le cas aujourd’hui, que les clauses juridiques ne permettent pas une validation en conseil d’Etat parce et que c’est la raison pour laquelle le gouvernement n’a pas envoyé le projet en l’état ? Bien sûr que non ! Le refus du ministère résulte d'un manque de prise en compte de TOUS les intérêts des publics concernés par cette Charte, dont de très nombreuses collectivités locales. Le consensus n'a pas été trouvé alors qu'il est juridiquement nécessaire. Les responsables du Parc le savaient, alors qu'espéraient-ils ? Sur le projet Parc Naturel Régional soit refusé plus tard par le Conseil d'Etat ? A qui la faute ? Pas plus celle des irrigants que des intransigeants.

Mmes Royal et Batho font de la politisation à outrance et rien d’autre ! ça tue le débat démocratique, ça déclenche les passions inutiles sur les beaux projets d’utilité publique, ça stigmatise une partie de la population contre une autre, ça parle de l’accessoire (ce que le bon peuple peut comprendre) et ça oublie l’essentiel (ce pourquoi les dirigeants aux responsabilités prennent des décisions plutôt dans un sens ou plutôt dans un autre). L’émotion plutôt que la raison, la démagogie plutôt que la pédagogie : Mme Royal et son fan club à la manœuvre, le tout enveloppé dans un discours d’un simplisme hallucinant. Avec elle, toujours la même méthode : plus c’est gros, plus ça passe !


Mais au fait, où est la droite ? Où sont nos élus (parce qu’ils nous en restent quand même un peu…) ? On n’a rien à dire ? On n’a pas d’avis ? On s’en fout ? Et où sont les autres acteurs du dossier ? Ceux qui le connaissent, qui le vivent, qui ont peut-être un avis contraire que les lecteurs seraient intéressés de connaître ? Ils n’ont pas le droit de s’exprimer dans la presse ? Pourquoi ? Ca pourrait fâcher quelqu’un ? Je suis atterré de voir un tel silence technique et surtout politique, certainement plus voulu que subi. Je ne le comprends pas.

Disons les choses : Arrêtons l'hypocrisie, les responsables du Parc interrégional n'ont pas su fédérer les énergies et les intérêts, légitimes, de chacun. C'est à eux de prendre également leur part de responsabilité dans cet échec ! Assez de cette mascarade politicarde sur un sujet aussi important ! Assez de dossier géré médiatiquement par le petit bout de la lorgnette ! Assez de cette malhonnêteté intellectuelle et politicienne dans laquelle on veut gérer les affaires des Deux-Sèvres ! Qui peut croire une seconde que seuls 15 agriculteurs irrigants soutenus par Philippe de Villiers (un autre méchant) ont fait capoter un dossier de labellisation aussi lourd et contraignant ? C’est encore une fois prendre les gens pour des imbéciles.

Franchement, qui dans les Deux-Sèvres n’est pas attaché à notre Marais ? et notamment ceux qui y vive et qui le vive. Le projet doit être fédérateur et transcender les étiquettes politiques : en politisant, on fait tout ce qu'il faut pour braquer les uns et les autres : Vendéens contre Deux-Sévriens, gauche contre droite, collectivités contre collectivités, maraîchins contre maraîchins. Mme Royal a choisi la pire des méthodes, qui sert des intérêts politiques personnels à court terme au détriment d'un dossier d'intérêt général lourd. 

Le Gouvernement a pris une bonne décision en repoussant ce dossier mal ficelé. Il faut maintenant le retravailler pour que notre Marais ait, dans de bonnes conditions, partagées par tous, le Label Parc Naturel, Régional qui lui donnera un ticket direct pour l’argent des subventions européennes : parce que l’enjeu est aussi bien là.

Pour ma part, je le crois un peu ailleurs : je souhaite la protection de cette zone humide unique en Europe, sans qu’elle soit transformée en terre sans vie, réservée uniquement à quelques écologistes dont Mme Royal a besoin pour se faire réélire ; nous sommes nombreux à vouloir une terre où l’on puisse y vivre, y travailler, y produire avec les méthodes de l’agriculture raisonnée en harmonie avec ce territoire si spécial.

Rien de plus mais rien de moins. Remettons nous au travail, ensemble et simplement.

Olivier Ubéda,
Conseiller municipal de Melle


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